Je l’aimais, Anna GAVALDA, 2002

Pochette du livre Je l'aimais
Voici une lecture de plus de cette auteure que j’apprécie vraiment. Après avoir lu, « Je voudrai que quelqu’un ’un m’attende quelque part » et « Ensemble c’est tout », j’ai donc découvert ce petit livre de 150 pages environ.
Voici le texte de la 4° de couverture : « Car vois tu Chloé, ma vie, toute ma vie est comme ce poing serré. Je suis là, devant toi, dans cette cuisine. J’ai 65 ans. Je ne ressemble à rien. Je suis ce vieux con que tu secouais tout à l’heure. Je n’ai rien compris, je ne suis jamais monté au 6° étage. J’ai eu peur de mon ombre et me voilà maintenant, me voilà devant l’idée de ma mort et…..Non, je t’en prie, ne m’interromps pas…Pas maintenant [....] Je vais commencer par le plus injuste, c’est à dire toi….. »
Alors que quoi s’agit il selon vous?
Gagné, on parle d’amour bien sur, car c’est un thème cher à Anna GAVALDA.
Pierre (65 ans), raconte à son ex future belle fille, Chloé, (la trentaine ?), de quelle façon il est brillamment passé à côté de l’amour, par peur de vivre vraiment sa vie, par peur d’affronter le regard de autres, par sentiment d’obligation.. De son côté, Chloé découvre ce beau père qu’elle n’a connu que taciturne et renfermé. Malgré son chagrin (elle vient d’être quittée par le fils de cet homme qui se confie), elle semble mieux comprendre les dédales du sentiment amoureux;
Mon avis: Un charmant petit livre, très poétique, un beau dialogue qui lie deux générations autour des blessures de l’amour.
Présentation de l’éditeur
» On biaise, on s’arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s’y attache. C’est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s’accommodent. C’est tellement moins fatigant de s’accommoder… » A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l’on se rend compte – un peu tard – que l’on s’est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d’Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d’accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n’en a pas été capable. Tout au long d’une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché

